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There are no translations available H.PR.I.M. Net, le bilan, 8 ans après.
Ancien Directeur Général de Netsanté - première société spécialisée en sécurité informatique dans le domaine de la santé -, Cyril Vinh-Tung est aujourd’hui Directeur des opérations de la solution eHealth Bioserveur chez AGFA Healthcare. Depuis 1999, cette solution propose aux laboratoires d’analyses médicales et aux médecins un service mutualisé de transmission des résultats d’analyses via des protocoles sécurisés. Pour la réception des résultats d’analyses issus des laboratoires et les envois de résultats vers les prescripteurs et les correspondants, Bioserveur utilise régulièrement la recommandation H.PR.I.M. Net définie il y a 8 ans, par l’association des éditeurs de logiciels médicaux H.PR.I.M.. Bien que représentant un faible ratio, les utilisateurs de H.PR.I.M. Net rencontrent à l’usage des problèmes techniques pour plusieurs raisons (administration lourde des serveurs de messagerie, gestion des certificats X509, protocole inadapté à des transferts en volume, etc…). « Nous avons remarqué que certains serveurs de messagerie sont considérés comme des Spammeurs et sont mis en liste noire auprès des organismes anti-spam, explique Cyril Vinh-Tung. À l’origine de la définition de H.PR.I.M. Net aux réunions de l'association H.PR.I.M., nous étions deux sociétés à indiquer que la messagerie électronique n'était pas adaptée pour transférer des informations médicales, souvent quantitativement très lourdes. Mais face à France Telecom et Cegetel qui étaient moteurs dans la définition d’un standard se basant sur leurs solutions de messagerie sécurisée, nous n'avons pas été entendus. » À chacun son domaine Aujourd’hui, ce sont plus de 300 000 dossiers que traite mensuellement Bioserveur. Mais des pertes de données apparaissent quand les clients utilisent le protocole H.PR.I.M. Net. « Le problème vient du fait que les éditeurs de logiciels médicaux n’ont pas la vision globale qui permet d'avoir une vraie analyse, car ils ne sont en général pas spécialistes en réseau Internet et sécurité, et ne peuvent pas s’offrir des experts dans le domaine car ça coûte trop cher ! Mais les transferts sécurisés sur Internet, c’est un métier à part entière, remarque Cyril Vinh-Tung. Les solutions de messagerie sécurisée ont été développées pour répondre à un besoin du marché, mais en pratique, elles ne peuvent pas être utilisées pour des transferts volumineux ou nombreux.» Thierry Pinel, co-responsable du groupement Armoni et biologiste, a été confronté au problème : « Quand, de cinq laboratoires d’Armoni qui utilisaient H.PR.I.M. Net depuis le mois de septembre dernier, nous sommes passés à dix en janvier 2008, on s’est aperçu qu’il y avait de plus en plus de messages qui se perdaient. Les médecins ne recevaient pas les résultats et nous, pas les accusés réception de Bioserveur. Ça a été très insidieux. C’était d’abord 3%, puis 4%, 5% d’échec. Mais le problème est devenu très important en février, on a eu des pointes à 30% ; ce qui nous a obligé à renvoyer tous nos résultats par trace papier. Alors pour des professionnels qui ne traitent pas de volumes trop importants, ce n’est pas très gênant car le problème peut être résolu au cas par cas. Mais nous, c’est plus de 1 100 à 1 200 dossiers traités quotidiennement et 150 à 250 envois de fichiers par jour. Et le taux d’échec est d’autant plus important que le volume d’envoi est grand. » Medxfer, une première solution Les consortia qui travaillent sur le DMP en France ont mis de côté la messagerie pour leurs transferts volumineux de données. Dans la lignée, face à ces problèmes d’utilisation via messagerie électronique, la société AGFA Healthcare a développé en Opensource, un outil de transaction baptisé Medxfer qui utilise les protocoles sécurisés standards de l’Internet. Il s’agit d’un protocole synchrone complètement sécurisé qui ne présente pas les inconvénients de H.PR.I.M. Net et qui peut utiliser les certificats du GIP-CPS. Medxfer est d’ores et déjà disponible et utilisable gratuitement par tous les éditeurs. Les 13 laboratoires du groupement Armoni l’utilisent depuis quelques semaines. « C’est un protocole beaucoup plus simple, explique Monsieur Pinel, puisqu’il vient chercher tous nos résultats et les dépose directement sur Bioserveur sans passer par tout le circuit de serveurs que l’on connaissait avec H.PR.I.M. Net et dont certains considéraient beaucoup de nos messages comme spams. Ça n’a plus rien à voir. On est passé de 30% d’échec avec H.PR.I.M. Net à 100% de réussite avec Medxfer. » Une solution visiblement efficace et intuitive qui a déjà permis au groupement Armoni de revenir à une activité normale sans être inquiété par de nouveaux ralentissements. Pour l’heure, c’est le seul outil sur le marché qui applique des protocoles adaptés aux transferts des données de biologie. Un changement qu’il semble aujourd’hui nécessaire d’appliquer. L’enjeu étant de pouvoir exploiter au maximum les capacités des plateformes de transmission en conjuguant rigueur et fiabilité, dans l’optique de pouvoir y développer de nouvelles fonctionnalités. Manon Hericher. Le 02/06/08. |